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Nouvelle-Guinée

Située dans l’Ouest de l’océan Pacifique, la Nouvelle-Guinée est la troisième plus grande île du monde. 
Depuis les forêts tropicales denses et humides jusqu’aux mangroves côtières, 
l’île abrite des espèces de plantes et d’animaux parmi les plus exceptionnelles au monde. 
 

Nouvelle-Guinée : contrée mystérieuse et lointaine

Deux pays se partagent l’île de Nouvelle-Guinée : la Papouasie-Nouvelle-Guinée à l’Est, et l’Indonésie à l’Ouest (provinces de Papouasie et d’Irian Jaya occidental).

Sur une superficie équivalente à environ 1 % de la surface terrestre vivent pas moins de 5% de toutes les espèces mondiales dont les deux-tiers sont endémiques à la région. Elles s’épanouissent dans des écosystèmes très divers allant des mangroves côtières aux savanes arides en passant par les forêts tropicales humides et les grandes montagnes.

Nouvelle‑Guinée : faune exceptionnelle et forêts majeures

La faune sauvage unique de l’île comprend des kangourous arboricoles, des souris carnivores, des rats immenses (plus gros que les chats domestiques) et presque tous les oiseaux de paradis qui existent dans le monde. On y rencontre également les plus grands pigeons, les plus grands lézards et les plus petits perroquets du monde. 

En outre, la Nouvelle-Guinée abrite la troisième plus grande zone de forêts tropicales humides au monde après l’Amazonie et le bassin du Congo. Ainsi, parmi les 142 écorégions terrestres prioritaires du WWF, cinq sont situées en Nouvelle-Guinée.

Caractéristiques
  • Localisation

    La Nouvelle-Guinée se situe dans l’océan Pacifique, au Nord de l’Australie

  • Superficie

    786 000 km²

  • Climat

    Équatorial, chaud et humide

  • Espèces présentes

    Kangourou arboricole, souris, rat, oiseau de paradis, perroquet, lézard, pigeon

L’île des orchidées

L’île abrite une flore incroyable et le plus grand nombre d’espèces d’orchidées au monde.

Le Puncak Jaya

Cette montagne indonésienne située en Nouvelle-Guinée s’élève à près de 5 000 m. Également appelé la pyramide Carstensz, c’est le point culminant du Sud-Ouest du Pacifique.

La richesse culturelle de l'île

L’île a connu plusieurs influences dans son histoire, depuis les premiers peuplements jusqu’à la colonisation européenne, si bien qu’on y parle aujourd’hui plus de 1100 langues différentes.

Menaces

Compétition pour l’accès aux ressources

En Nouvelle-Guinée, beaucoup de forêts sont pillées en toute illégalité pour satisfaire les demandes massives en provenance des pays en fort développement comme la Chine. Les négociants et entrepreneurs forestiers sont prêt à tout pour s’accaparer les ressources en bois, les pratiques d’intimidation et de corruption sont répandues et source de tensions. En outre, la conversion des forêts en plantations pour le commerce est pratiquée à grande échelle sans critère de durabilité.

Exploitation illégale des forêts alimentée par une demande massive et des pratiques de corruption.

Une entreprise forestière chinoise a tracé une route forestière à travers sa concession dans le nord du Congo. L'entreprise n'est pas certifiée FSC et ne prend pas l'environnement en compte lors de la construction des voies d'accès.
Menaces

Exploitation des richesses du sous-sol

Les activités des industries minières et énergétiques (pétrole, gaz) provoquent de sérieux préjudices à l’environnement, en particulier dans les zones fragiles comme les marécages et les bassins.

Une huilerie de palme rejette ses effluents, symbole d’une industrie qui accélère la dégradation des forêts de Nouvelle‑Guinée.

Menaces

Des animaux sauvages servant de cibles

Les méthodes traditionnelles ou plus récentes (armes à feu) de chasse et le commerce illégal menacent plusieurs espèces d’animaux sauvages, notamment certaines populations de la famille des perroquets comme les Cacatoès. Les arbres qui produisent le précieux bois d’agar sont également en danger ou en voie d’extinction à cause de leur commerce intensif.

Chasse et commerce illégal fragilisent les Cacatoès aux yeux bleus et le bois d’agar, tous deux prisés et surexploités.

Un cacatoès aux yeux bleus (Cacatua ophthalmica) perché près de Pomio. Cette espèce est classée comme vulnérable sur la Liste rouge de l'UICN et est endémique de la Nouvelle-Bretagne, dans l'archipel Bismarck. Nouvelle-Bretagne, Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Que fait le WWF en Nouvelle-Guinée ?

Le WWF mène depuis longtemps des actions pour la conservation de la Nouvelle-Guinée. Nous soutenons une gestion collaborative et efficace des forêts, qui protège la biodiversité et représente un atout pour les populations locales. Nous réalisons des études sur la faune sauvage dans les profondeurs du bassin du fleuve Kikori et le cours supérieur du fleuve Sepik, nous aidons à la gestion du parc national Lorentz et nous soutenons une coopération transnationale dans l’écorégion TransFly où le WWF agit pour la préservation des forêts et de la faune sauvage.

Les actions du WWF s’inscrivent dans des zones qui peuvent être occasionnellement instables, où les politiques gouvernementales peuvent rapidement changer et où l’équilibre politique est fragile. Fort de plus de vingt années d’expérience dans la région, nous savons nous adapter à ces contraintes et réussissons à développer plusieurs projets. Il est essentiel que les zones protégées, pierre angulaire de nos actions pour la conservation, présentent et protègent mieux la biodiversité de Nouvelle-Guinée.

Afin d’atteindre cet objectif, le WWF cherche à améliorer la gestion des zones protégées, et aide au développement des politiques de coopération et des directives de mise en œuvre. La protection de toutes les forêts de Nouvelle-Guinée serait impossible, aussi le WWF se concentre sur plusieurs sites prioritaires où nos chances de parvenir à des résultats en matière de conservation sont plus élevées. Le programme pour les forêts de Nouvelle-Guinée fait appel aux compétences complémentaires de centaines de travailleurs engagés pour la conservation et qui sont répartis à travers la région Asie-Pacifique.

A partir de ses bureaux centraux à Jakarta (Indonésie), à Port Moresby (Papouasie-Nouvelle-Guinée), jusqu’à ses avant-postes isolés dans les hauts-plateaux montagnards de Nouvelle-Guinée, l’équipe du WWF et ses partenaires font pression pour appliquer le Programme de protection des forêts de Nouvelle-Guinée.

Les forêts de Nouvelle-Guinée s’étendent sur 50 millions d’hectares, une étendue à peu près comparable à la superficie de l’Espagne. Dans cette région immense, le WWF intervient sur place pour vérifier que les actions de protection fournissent bien les résultats prévus sur le long-terme.

Aidez-nous à protéger le vivant

Grâce à votre soutien, nous avons déjà contribué au retour de nombreuses espèces. Ensemble, nous pouvons remporter d’autres victoires pour la nature.

Pour aller plus loin

  • Synthèse

    Raviver l'économie des océans en Mélanésie - Plaidoyer pour l'action 2016
    Cette synthèse discute des pressions économiques et écologiques pesant sur l’océan Mélanésien et ses actifs.

    PDF | 1.54 MB
    26.02.2026

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